Je ne sais pas pourquoi on nous apprend à écrire comme ça à l’université :
Écrire pour “avoir l’air intelligent.e”
Écrire avec des phrases à rallonge, des mots vides ou complexes
Écrire pour que seul le “milieu universitaire” puisse décoder ce qu’on essaie de dire
Comme si un texte était “meilleur” quand on doit se casser la tête pour le comprendre.
Je vous avoue que moi aussi j’ai joué cette game là sans m’en rendre compte durant mes études universitaires parce que c’est ce qu’on m’a appris.
Mais j’ai dû désapprendre et réapprendre à écrire le jour où je suis devenu copywriter.
Parce que la rédaction persuasive (le copywriting en anglais) et la rédaction académique ne suivent pas les mêmes règles.
En copywriting (rédaction persuasive), il y a une règle intouchable :
Ne faites pas travailler la personne qui vous lit
Et non, ça ne veut pas dire de “niveler vers le bas”. Ou d’“infantiliser” vos donateurs comme je l’entends parfois.
C’est simplement que l’effort cognitif a un coût. Notre cerveau préfère en général la facilité.
Quand un donateur doit travailler pour comprendre votre courriel de sollicitation de dons ou lettre de publipostage, il risque de décrocher.
C’est ce qu’on appelle l’aversion à l’effort. Un de nos nombreux biais cognitifs auquel personne n’échappe.
Ni vous, ni moi.
Chaque mot superflu impose un effort supplémentaire à votre donateur. Et augmente la difficulté de le persuader à faire un don.
Ok, je te donne un exemple fictif qui illustre bien le genre de mots superflus que je retrouve dans les textes de plusieurs OBNL et fondations :
AVANT :
Votre don permettra d’assurer la mise en place de différentes initiatives afin d’aider les jeunes de milieu défavorisé de pouvoir bénéficier d’un accompagnement adapté à leurs besoins dans le but de favoriser leur réussite.
Ouffff…. je sais. Votre cerveau a besoin de 2 semaines de congé ; )
Maintenant je vous montre comment on pourrait éviter à votre cerveau de surchauffer :
APRÈS :
Votre don aide les jeunes de milieu défavorisé à réussir à l’école avec un accompagnement adapté à leurs besoins.
Bon, ce n’est pas parfait. Il y aurait d’autres changements à faire pour que ce soit encore plus persuasif (comme de le rendre plus spécifique : “réussir” à quoi exactement? Et en quoi est-ce que l’accompagnement est “adapté”? etc.). Mais avouez que c’est déjà mieux, pas vrai?
J’ai entre autres coupé dans les mots superflus comme “permettre”, “assurer”, “afin de”, “dans le but de”, etc.
On passe de 34 mots à 17 mots. 50 % plus court!
Attention! Je ne suis pas en train de dire que plus un texte est court, mieux c’est. Un texte long peut très bien convertir.
Je suis plutôt en train de dire que :
Un texte est plus persuasif quand chaque mot a une job à faire.
Chaque mot doit “travailler” pour le donateur.
Et non le faire travailler.
Si vous avez aimé le conseil du jour pour persuader avec vos mots, vous allez aimer ma formation en copywriting qui ouvre ses portes le 15 septembre 2026 :
J’organise une séance d’information le mardi 15 septembre 2026 de 9h à 9h45 pour vous donner un aperçu de ma formation en copywriting (rédaction persuasive) pour OBNL et fondations et pour répondre à toutes vos questions.
Inscrivez-vous à la séance d’information (gratuite et sans engagement)
C’est la meilleure manière de vérifier que la formation répond à vos besoins.
PS – Et oui, vous aurez accès à l’enregistrement de la séance d’information.
PPS – Les inscriptions à ma formation en copywriting (rédaction persuasive) ouvrent tout de suite après la séance d’information. Et seulement 10 OBNL et fondations auront la chance de s’inscrire et de suivre ma formation au cours des mois de septembre, novembre ou décembre (pas de dispos en octobre).
Publié le 26 août 2026 – Par Charles Saliba-Couture (Les mots pour la cause)






