J’ai pris 6 semaines de vacances et j’en suis en ce moment à ma troisième.
J’ai confié à mon amie Chantal que je sentais que je n’en profitais pas “au maximum”.
Chantal sait à quel point les 4 derniers mois ont été un rush intense pour moi. Probablement le plus grand rush que j’ai eu depuis que je me suis lancé à mon compte en 2020.
Chantal est enseignante à l’école primaire, alors elle sait ce que ça veut dire de prendre une longue pause après des mois de travail acharné.
Elle m’a dit d’un ton rassurant :
“Charles, nous là, les enseignant.e.s, on n’appelle pas ça des vacances estivales. On appelle ça une rémission.”
Ça m’a fait du bien de l’entendre parce que c’est comme si elle me donnait le droit de laisser du vide. De laisser des temps morts.
À partir de ce moment là, j’ai arrêté de vouloir remplir mes journées à tout prix de toutes sortes d’activités parce que ce serait supposément la seule et unique façon d’en “profiter au maximum”.
Et j’ai commencé ma rémission comme elle dit.
Ce que Chantal a fait, c’est qu’elle a changé ma perception de mes vacances ce qui a changé à son tour mes comportements.
En rédaction persuasive (copywriting) et en rédaction philanthropique, c’est une technique puissante qu’on utilise souvent pour influencer la décision des donateurs ou des acheteurs.
Prenez par exemple cette campagne de sensibilisation de WWF :

WWF sait que c’est plus facile de nous persuader à protéger les tortues toutes cutes que les grands requins blancs (qui sont classés comme une espèce en danger critique d’extinction).
Pourquoi? Parce que notre perception des grands requins blancs est celle d’une espèce terrifiante qui mange des surfers en entrée (on remercie le film Jaws!).
Alors dans cette campagne, WWF nous amène à changer de perception en voyant sa disparition, son extinction comme étant encore plus terrifiante.
Et en voyant les grands requins blancs comme une espèce qui mérite tout autant d’être protégée que les tortues cutes.
Dans votre prochaine campagne de sollicitation de dons (ou de sensibilisation), voici ce que je vous recommande :
1 – Identifiez la fausse perception, croyance, peur ou objection qui nous empêche de soutenir votre cause
2 – Faites la tomber
3 – Et instaurez une nouvelle perception ou croyance à la place
Cette technique est sous-estimée parce que :
- On a tendance en philanthropie à miser uniquement sur ce qui encourage le don (l’impact du don ou pourquoi on donne)
- Mais on oublie trop souvent qu’il faut aussi prendre en compte ce qui décourage le don (les barrières au don ou pourquoi on ne donne pas)
Changez leur perception de votre cause pour augmenter vos dons.
Comme Chantal a changé ma perception de mes vacances : )
Si c’est le genre de technique de rédaction qui vous fait triper :
Durant 1h, j’ausculte des textes réels d’OBNL et de fondations comme la vôtre.
Pour repartir avec un diagnostic clair et pour en finir avec les textes qui vous font perdre des dons.
PS – Déjà 217 personnes ont ajouté leur nom. Ajoutez votre nom vous aussi pour accéder à 1h de Clinique gratuite.
Publié le 30 mai 2026 – Par Charles Saliba-Couture (Les mots pour la cause)






